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Le SCFP et les autres syndicats des sociétés d’État font front commun avec le NPD contre C-60 |
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Des représentants syndicaux des plus grandes sociétés d’État, dont le SCFP, se sont joints à l’opposition officielle à Ottawa afin de dénoncer l’ingérence du gouvernement Harper dans les négociations collectives dans les sociétés d’État. «Ce n’est pas la première fois que le gouvernement Harper tente de s’immiscer dans les négociations à Radio-Canada. En 2009, le gouvernement a fait fi d’une entente dûment négociée entre le SCFP et la SRC en imposant de nouvelles conditions de travail avec la loi C-10. Le SCFP a contesté les dispositions de cette loi, et la Cour supérieure l’a déclaré inconstitutionnelle!», a révélé Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP-Québec. «Malgré le fait que la Cour supérieure ait rappelé au gouvernement Harper l’importance de la liberté d’association, le gouvernement refuse de se plier à la décision de la Cour et revient à la charge avec C-60.» Le NPD et de nombreux syndicats lancent une offensive pour faire reculer les conservateurs sur le projet de loi de mise en oeuvre du budget (C-60). «Le projet de loi C-60 est une nouvelle attaque envers les travailleurs syndiqués et non syndiqués du pays. C’est une atteinte sérieuse à l’indépendance des sociétés d’État et un désaveu complet des administrateurs de ces sociétés», a affirmé le porte-parole du NPD en matière de travail, Alexandre Boulerice.
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Ingérence politique des conservateurs à Radio-Canada? |
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Avec le projet de loi C-60, Ottawa se donne le droit de surveiller les négociations de conventions collectives dans les sociétés de la Couronne. « Ce qui distingue un radiodiffuseur d’État, comme en Chine, d’un radiodiffuseur public, comme dans un pays démocratique, c’est l’indépendance par rapport au gouvernement », rappelle l’organisme Amis de la radiodiffusion canadienne. Les critiques s’accumulent contre la volonté d’Ottawa de s’insérer dans les négociations des conventions collectives entre ses sociétés d’État et leurs employés. Les défenseurs de Radio-Canada/CBC s’inquiètent particulièrement d’une éventuelle ingérence politique dans les affaires du diffuseur public. « C’est une première depuis la création de Radio-Canada dans les années 1930 : le gouvernement tente de contrôler les conditions de travail des journalistes et des autres employés, pas juste les salaires, mais les autres éléments impliqués dans une négociation », dit Ian Morrison, porte-parole des Amis de la radiodiffusion canadienne. L’organisme se définit comme un « chien de garde du contenu canadien » sur différentes plateformes (radio, télé et nouveaux médias). « Ce qui distingue un radiodiffuseur d’État, comme en Chine, d’un radiodiffuseur public, comme dans un pays démocratique, c’est l’indépendance par rapport au gouvernement. » La Guilde des médias (GMC), le Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) et le Syndicat de la fonction publique (SCFP) ont exprimé des craintes semblables. Dans le projet de loi C-60 de mise en oeuvre du budget 2013, déposé lundi, le gouvernement s’arroge le droit de surveiller les négociations de convention collective dans les sociétés de la Couronne. Le gouvernement « peut » (ce qui signifie qu’il ne le fera pas nécessairement) ordonner à la société de « faire approuver son mandat de négociation par le Conseil du trésor ». Ce ministère peut « imposer […] des exigences relatives au mandat de négociation ». Le Conseil du trésor obtient en plus la possibilité de dépêcher un représentant pour assister aux négociations. Le Conseil du trésor peut même imposer des exigences relatives aux conditions d’emploi. Des mécanismes de surveillance similaires sont mis en place pour les employés non syndiqués. Le gouvernement vise une cinquantaine de ses sociétés, dont les plus grandes : Postes Canada, Via Rail et Radio-Canada/CBC. Le ministre du Patrimoine, James Moore, s’est montré avare de commentaires. Il a laconiquement indiqué que les gens n’ont « aucune raison » de s’inquiéter. Les droits des travailleurs Le chef du NPD, Thomas Mulcair, y voit au contraire une attaque envers les droits des travailleurs. Il déplore que, d’un côté, les ministres se désistent constamment et ne répondent pas des actes des sociétés de la Couronne au motif qu’elles sont indépendantes, mais que, de l’autre, ils s’ingèrent dans les discussions sur les conditions de travail. Le chef libéral, Justin Trudeau, juge « préoccupant » que le gouvernement « exerce un contrôle politique sur les sociétés de la Couronne, que ce soit la SRC, les organisations artistiques, les organisations scientifiques, et qu’il ait une approche aussi musclée envers les syndicats et les négociations collectives ». Marc-François Bernier, professeur au Département de communication de l’Université d’Ottawa comprend que le gouvernement se préoccupe du bon usage des subventions, mais il trouve inacceptable que le gouvernement s’occupe du détail des dépenses du diffuseur public. « RC n’est pas une société comme les autres, et toute tentative de contrôle du diffuseur public s’avère préoccupante pour la démocratie, dit-il. […] Évidemment que le gouvernement ne peut intervenir dans les enquêtes journalistiques en s’associant à la table des négociations. C’est tout de même important qu’un diffuseur public soit le plus possible à l’abri des interventions politiques pour ses décisions opérationnelles. »
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Soirée culturelle pour la SRC |
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RADIO-CANADA AU CŒUR DE NOTRE CULTURE
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a organisé une soirée culturelle en soutien à Radio-Canada à Montréal mercredi au Lion d’Or à Montréal et de nombreux représentants du SCFP y étaient. Des personnalités du monde artistique et politique sont venues attester de leur attachement à Radio-Canada. Chacun témoignant de l’importance du diffuseur public et réitérant leur vive opposition aux compressions imposées par le gouvernement Harper. Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de patrimoine, Pierre Nantel, instigateur de l’événement, a fait valoir que Radio-Canada continue «d'être un levier pour les artistes et l'industrie culturelle québécoise». Parmi les nombreux invités, mentionnons Pierre Maisonneuve, célèbre animateur à la radio de Radio-Canada. «Je défendrai toujours Radio-Canada. J’ai aimé y travailler pendant 41 ans. Combien de nos grands cinéastes et producteurs d’aujourd’hui doivent leur carrière à Radio-Canada?» La grande danseuse et chorégraphe Margie Gillis a déclaré devant plus de 150 convives que «les Canadiens doivent pouvoir s'exprimer à la SRC pour se connaître, se comprendre, se définir.» L'actrice Marie-Thérèse Fortin a rappelé à la salle que "Harper coupe dans la SRC pour des raisons idéologiques et pas économiques." Le président de l’UDA Raymond Legault, a été incisif en déclarant que Radio-Canada reste, les gouvernements passent!" Et finalement, Alexandre Prégent, conseiller au SCFP s’est levé pour, rendre hommage aux employés qui «se donnent à fond tous les jours pour la société d'État, malgré les compressions et l’incertitude qui plane sur leur avenir.»
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LION D'OR 23 JANVIER 2013 |
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J'aime Radio-Canada... et vous ? |
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Les compressions annoncées de 200 millions de dollars à la Société Radio-Canada se divisent comme suit : Les compressions de 115 millions de dollars imposées à Radio-Canada par le gouvernement fédéral; Les coûts reliés au plan stratégique 2015 : Partout pour tous, de 55 millions; Nouveaux coûts inévitables (nous n'avons pas la ventilation de ces nouveaux coûts) de 30 millions. Ces compressions se traduiront par l’abolition de 650 postes, dont 475 dès cette année, comme suit : Au réseau français, c'est 243 postes qui seront abolis dont 153 dès cette année. Au réseau anglais, c'est 256 postes qui seront abolis dont 215 dès cette année. Pour les services institutionnels (qui représentent des gens dans les 2 réseaux), c'est 151 postes qui seront abolis dont 105 cette année. On se questionne sur l’approche de Radio-Canada qui avait trois ans pour couper, mais qui a choisi de faire le gros de l’effort de rationalisation des effectifs dès la première année du plan de compressions. Les régions seront grandement affectées par des pertes d’emplois spécialisés, bien rémunérés et de qualité. Toutes les musicothèques seront abolies dans les stations régionales, la mise en ondes de toutes les stations de télévision généralistes sera centralisée à Montréal et la moitié du temps d’antenne réservé aux régions sur Espace Musique sera coupé. La programmation écopera aussi. À la télévision française, les séries dramatiques comporteront moins d’épisodes, il y aura moins de grands rendez-vous et la direction compte diminuer les coûts de production de RDI. À la télé anglaise, on présentera davantage de reprises et moins d’émissions canadiennes. La production de documentaires maison sera aussi réduite du tiers et la chaîne spécialisée Bold sera vendue. Par ailleurs, la SRC demandera au CRTC d’autoriser la publicité à la deuxième chaîne radio de CBC et sur Espace Musique. La direction souhaite aussi diffuser davantage de publicité à la télévision. Enfin, les projets de stations spécialisées de sports et d’émissions pour enfants sont abandonnés. Et la SRC fermera ses 600 émetteurs analogiques toujours en opération dès le 31 juillet prochain. Radio-Canada International est aussi très touché par les compressions. On y cessera la production de bulletins de nouvelles et on y fermera les sections russe et brésilienne. RCI se concentrera sur les cinq langues les plus parlées de son auditoire, à savoir le français, l'anglais, l'espagnol, l'arabe et le mandarin. Sans compter que le fonds transculturel de 10 millions de dollars (dont 4 millions au réseau français) est aboli. Cela va vraisemblablement faire mal à la couverture internationale. Pour plus de détails sur les compressions à Radio-Canada : http://cbc.radio-canada.ca/site/budget/fr/
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Impacts à venir des compressions à Radio-Canada |
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C’est mercredi – le 4 avril – que l’on connaîtra plus précisément les impacts des compressions budgétaires de 10% imposées à la Société Radio-Canada par le gouvernement Harper. La direction de la SRC doit en effet informer ses employés, en début d’après-midi, des effets concrets de la réduction du financement public de Radio-Canada de 115 millions de dollars au cours des trois prochaines années. J’aime Radio-Canada sera aux premières loges et vous tiendra au courant des développements. Le président de la SRC, Hubert T. Lacroix, a déjà indiqué que la baisse confirmée des crédits parlementaires accordés à Radio-Canada se traduirait par des pertes d’emplois comparables aux compressions entraînées par la crise économique, en 2009. À l’époque, 800 postes avaient été coupés en raison du sous-financement public et d’une baisse des revenus publicitaires de la SRC de 171 millions de dollars. La programmation avait été pratiquement épargnée, mais nous croyons qu’une seconde vague de compressions de la même ampleur (si on ajoute les compensations financières à verser aux employés licenciés) aura un impact certain sur le nombre ou la qualité des émissions présentées par notre diffuseur public. L’équipe de J’aime Radio-Canada tient à remercier tous ceux qui ont participé, d’une manière ou d’une autre, à sa campagne. Grâce à vous, des milliers de personnes ont signé notre pétition et des milliers d’autres ont écrit au ministre Moore, à son collègue des finances Jim Flaherty ou au premier ministre Harper, pour insister sur l’importance de maintenir le financement de la SRC. C’est sans compter tous ceux qui ont montré leur appui à Radio-Canada en publiant leur photo sur notre page Facebook ou en adoptant notre Twibbon. Au cours des prochaines semaines, la pétition papier déposée à la Chambre des communes permettra à l’Opposition officielle de questionner le gouvernement sur sa décision de baisser le financement public de Radio-Canada plutôt que de le maintenir ou l’augmenter. J’aime Radio-Canada suivra la situation de près pour vous tenir informés. Continuez à nous visiter! Avec les compressions confirmées dans le budget de la semaine dernière, notre culture, notre langue et notre démocratie sont d’autant plus menacées! L’équipe de J’aime Radio-Canada
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J’aime Radio-Canada Même si le financement public de Radio-Canada est au plus bas depuis 2001, le gouvernement Harper envisage amputer l’enveloppe budgétaire de la SRC d’au moins 10 % lors du budget du 29 mars prochain. Des émissions originales et une information de qualité sont en péril. Il faut dire NON à ces compressions ! Si vous aimez Radio-Canada comme nous, écrivez dès maintenant au ministre du Patrimoine, James Moore, pour lui demander de maintenir ou augmenter le financement de Radio-Canada. Dites-lui ce qui vous fait vibrer dans les émissions de la SRC; dites-lui à quel point l’information produite par Radio-Canada est essentielle à la vie démocratique du pays; écrivez-lui pour lui faire part de l’importance d’avoir, au Canada, un diffuseur capable de joindre les minorités linguistiques d’un océan à l’autre. Vous trouverez ci-jointe une lettre type que vous pouvez personnaliser rapidement avec vos coordonnées et votre signature. Notre argumentaire (à droite de l’écran) vous aidera, si vous le souhaitez, à mettre l’accent sur d’autres points qui vous tiennent à cœur. Évidemment, vous pouvez aussi composer votre propre lettre d’appui. Lettre au ministre James Moore ainsi qu’en copie conforme à votre député dont vous trouverez les coordonnées ici : Copie de la lettre à votre député(e) Vous pouvez aussi faire circuler notre pétition papier. Comme la Chambre des communes n’accepte pas encore les pétitions électroniques, il faut imprimer la pétition, la faire signer et poster le document original au député Tyrone Benskin dont l’adresse figure au bas du formulaire. Si vous préférez, prenez-vous en photo avec notre logo pour montrer au ministre Moore à quel point vous aimez notre diffuseur public. Peu importe le moyen d’action que vous choisissez, faites votre part pour que le gouvernement Harper revienne sur sa décision d’amputer le financement public de Radio-Canada de 110 millions de dollars, lors du budget du 29 mars 2012. Notre culture, notre démocratie et notre langue en dépendent. Merci de votre appui!
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Louis-José Houde aime Radio-Canada |
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Bob Walsh aime Radio-Canada ! |
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Mes Aïeux aiment Radio-Canada |
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L'Équipe unie du NPD Aime Radio-Canada !!! |
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Alfa Rococo aiment Radio-Canada |
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Jean-Michel Dufaux aime Radio-Canada |
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Elage Diouf et son groupe aiment Radio-Canada |
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La Société Radio-Canada a été créée, dans les années 30, pour assurer aux Canadiens que les ondes radiophoniques favorisent la libre circulation des idées essentielles en démocratie. Les ondes étant du domaine public, on voulait qu’elles soient utilisées pour maintenir une identité canadienne unique et non seulement à des fins commerciales; En 2011, Radio-Canada c’est, notamment : – 82 stations de radio et 27 stations de télévision; – 2 réseaux (français et anglais); – 14 bureaux à l’étranger; – 8660 employés (en 1995, la SRC employait près de 12 000 personnes); Près de 40 % des activités de Radio-Canada sont financées par la vente de publicité, de droits et de produits dérivés; Le reste provient du budget alloué par le gouvernement fédéral (1,1 milliard $) qui représente 34 $ par Canadien annuellement; En comparaison, les Britanniques paient 110 $/an et les Allemands près de 150$/an pour leurs diffuseurs publics; Depuis septembre 2011, plusieurs pétitions demandant la fin du financement public de Radio-Canada ont été déposées à la Chambre des communes par des députés conservateurs; Curieusement, ces pétitions reprennent l’argument de certains diffuseurs privés qui soutiennent que Radio-Canada leur livre une compétition injuste puisqu’elle est financée par le gouvernement; La Société Radio-Canada est le seul diffuseur canadien à s’adresser à tous les Canadiens – où qu’ils soient – dans les deux langues officielles et le seul à couvrir les communautés francophones hors Québec ; Le financement public de la SRC lui permet d’innover davantage que les diffuseurs privés dans sa programmation ainsi que sur Internet où elle offre une grande quantité de contenus. |
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Petition (English version) |
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Invitation to sign petition |
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Arguments (English Version) |
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